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Gérer son stress au cabinet dentaire

Intangible mais pourtant dangereux, le stress est un phénomène de société répandu. Comme de nombreuses professions, celle des chirurgiens-dentistes est exposée à ce problème qui se manifeste de diverses manières selon les individus : fatigue, irritabilité, troubles du sommeil ou de la concentration… Quels sont les principaux facteurs qui alimentent le stress ? Quelles techniques aident à le maîtriser ? Pour le savoir, prenez une profonde inspiration, et lisez cet article.

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Lors de son activité quotidienne, le praticien peut ressentir une certaine pression. Et pour cause ! Il œuvre dans une discipline qui requiert une parfaite organisation ainsi qu’une certaine polyvalence. Chirurgien-dentiste, il est aussi comptable, directeur des ressources humaines, informaticien, et parfois même mécanicien. Ces multiples casquettes sont autant de sources de stress susceptibles d’altérer l’efficacité des soins prodigués ou les prises de décisions relatives à un traitement. Difficile de bannir le stress dans ces circonstances direz-vous. En réalité, notre ambition est plutôt de vous livrer quelques clés qui vous aideront à le gérer pour éviter toute situation dramatique telle que le burnout.

Les facteurs de stress au cabinet dentaire

Au sein de votre cabinet, les sources de stress sont variées. Faisons d’abord le point sur les éléments susceptibles d’y contribuer.

  • Les conditions de travail

Le bruit. En moyenne, l'intensité des turbines est de 100 décibels, alors que la limite tolérée par l’homme est de 65 décibels. De plus, cette intensité se démultiplie en raison de la proximité entre l'instrument et le praticien. Conséquence inévitable : l’appareil auditif est endommagé. Au-delà des effets néfastes pour le corps, le bruit contribue de façon plus ou moins consciente à la fatigue nerveuse.

L’aération. Pour travailler dans les meilleures conditions possibles, votre cabinet doit être aéré. Cela signifie renouveler le volume d’air disponible au gré de vos activités. En ce sens, l'achat d’un matériel de traitement de l’air peut être envisagé.

La position de travail. C’est un fait. La profession de chirurgien-dentiste sollicite particulièrement votre corps. Des troubles musculaires et articulaires peuvent apparaître rapidement. Veillez donc à adopter une bonne posture lors de vos pratiques.

La vision. Ne négligez pas l’importance de l’éclairage au sein de votre cabinet ! Passer d’une zone très éclairée comme c’est le cas dans la zone de traitement à une zone moins éclairée a une incidence directe sur la fatigue du praticien. Equipez votre cabinet de sorte à préserver vos yeux.

L’isolement. Le chirurgien-dentiste travaille en effet dans un espace clos plusieurs heures d’affilée, ce qui engendre un sentiment d’isolement. Résultat, le moral s’en trouve altéré, à plus forte raison lorsque les échanges avec les patients sont rendus impossibles par les manipulations. Pour votre bien-être psychique, la vie sociale doit être entretenue dès lors que les interactions sociales sont permises.

  • La relation avec les patients

Cela dit, la patientèle peut elle aussi être source de stress ! En fonction de son degré d’empathie, le praticien peut être amené à absorber les émotions négatives du patient : craintes relatives à la douleur, phobie du dentiste etc. Veillez à le rassurer pour éviter d’être confronté à des situations également susceptibles de vous nuire.

Les retards et les annulations. Autre point noir : l’accumulation de retards et les annulations de la part des patients. Que les retards soient liés à l’activité du praticien ou au manque de ponctualité observé chez la patientèle, ces aléas peuvent impacter toute votre organisation. Gardez votre sang-froid et ne laissez pas le stress vous gagner au risque d’être moins productif et, in fine, encore plus en retard.

Les erreurs, échecs et complications. Même si les protocoles sont parfaitement respectés, les erreurs ou échecs de traitement restent possibles, notamment lors de retraitements endodontiques. Que le praticien soit à l’origine d’une complication ou qu’elle soit la résultante d’une menace thérapeutique externe, le tout est de la corriger au plus vite.

Gérer son stress : quelles techniques ?

La résistance au stress varie d’un individu à l’autre. Par conséquent, il convient de trouver LA solution adaptée à votre personnalité, celle qui vous aidera à gérer les nombreuses situations stressantes rencontrées au quotidien. Parmi les techniques recommandées, les exercices de relaxation, dont voici quelques exemples.

  • La relaxation "flash"

La psychologue Anne-Françoise Chaperon souligne que « la respiration abdominale est le moyen le plus simple et le plus discret de se détendre, car elle peut se faire en position assise, les yeux ouverts ». Elle permet de ralentir le rythme cardiaque, d’abaisser la tension artérielle et de détendre les muscles, ce qui abaisse le niveau de stress.

Comment procéder ? C’est simple. Asseyez-vous avec vos pieds à plat sur le sol, votre dos appuyé sur le dossier de votre chaise, avec le cou détendu. Détendez également vos épaules et penchez-vous légèrement en avant. Vous pouvez fermer les yeux ou fixer un point au loin, puis placez votre main droite sur votre ventre et votre main gauche sur votre poitrine. Inspirez : l’abdomen se gonfle et la main droite se lève ; la main gauche ne doit quant à elle pas bouger. Réalisez ainsi plusieurs cycles de respiration, en inspirant doucement par le nez et en expirant le plus lentement possible. Imaginez que vous soufflez une bougie qui ne doit pas être éteinte. La durée d'expiration doit être deux fois plus longue que celle d'inhalation. Plus elle dure, plus la fréquence cardiaque ralentit. Concentrez-vous sur votre respiration jusqu'à ce que vous ressentiez un effet positif. Comme le conseille Anne-Françoise Chaperon, pratiquez cet exercice cinq à six fois par jour pendant deux semaines pour apprécier pleinement ses bienfaits.

  • La relaxation de Jacobson

« Cette relaxation musculaire progressive est recommandée pour les personnes qui ont du mal à lâcher prise et qui ont tendance à être hyperactives », explique Anne-Françoise Chaperon. Cette technique permet une relaxation profonde, en commençant par une contraction musculaire volontaire. Il est en réalité plus facile de se sentir détendu une fois la tension ressentie.

Comment procéder ? Pratiquez d'abord la respiration abdominale. Lors de l'inhalation, contractez les muscles (dos, épaules, cou, menton) puis bloquez la respiration tout en maintenant la contraction pendant quelques secondes. Concentrez-vous sur la tension. Expirez ensuite lentement en relâchant progressivement les muscles contractés, et observez la sensation de relaxation obtenue. Répétez l'exercice plusieurs fois, en combinant toujours inspiration, contraction, expiration et libération.

  • La relaxation des yeux

« Cette relaxation est utile pour ceux qui travaillent constamment sur ordinateur et accumulent une fatigue visuelle, qui est source de stress », précise Nadine Fleiszman, formatrice en relaxation.

Comment procéder ? Vous êtes complètement fixé sur votre siège. Fermez les yeux, et placez vos mains dessus pour vous retrouver dans l’obscurité. Faites attention à ne pas fatiguer vos bras, ni appuyer sur vos yeux.

Déplacez lentement vos yeux de gauche à droite quatre à cinq fois de suite, puis revenez au centre. Ensuite, montez et descendez vos yeux occultés, toujours très lentement. Revenez en position centrale, puis faites un cercle avec vos yeux trois ou quatre fois de suite, dans un sens puis dans l’autre.

Il est recommandé d'effectuer cet exercice au moins une fois par jour. Si nécessaire, vous pouvez bien sûr augmenter la fréquence.

  • L'étirement des bras

Nadine Fleiszman déclare que “pour beaucoup de gens, le stress s'accumule dans le dos. Il faut le relâcher régulièrement pour éviter les troubles de la colonne vertébrale."

Comment procéder ? Asseyez-vous sur votre siège, les pieds à plat sur le sol, en gardant le dos droit et éloigné du dossier. Placez votre regard devant vous et inclinez légèrement votre menton vers votre poitrine. Soulevez les bras parallèlement au plafond et étendez un bras à la fois, comme pour toucher le ciel. Réalisez des extensions alternatives : bras gauche et bras droit plusieurs fois. Une fois l’étirement terminé, abaissez vos bras, relâchez doucement votre corps et gardez votre menton contre votre poitrine pendant quelques secondes.

N’hésitez pas à vous approprier ces techniques et à réaliser ces exercices dès lors que vous en ressentez le besoin.

Et n’oubliez pas : au même titre que vos instruments de travail, votre corps et votre esprit doivent eux aussi être entretenus !